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Notice
TitreLe Mousquetaire
Nom completLe Mousquetaire. Journal de M. Alexandre Dumas
PériodicitéQuotidien
Date parutionSamedi 12 Novembre 1853
Date de finSamedi 7 Février 1857
CollectionLe numéro du 12 novembre 1853 est appelé "numéro spécimen". Le numéro 2 paraît le lundi 21 novembre 1853. Quotidien du soir (4 pages), 10 000 ex., format = 32,2 cm x 48,6 cm (massicoté). Prix : 36 F (pour Paris). D'octobre 1854 à février 1855, l'édition quotidienne est doublée d'une édition hebdomadaire (voir Le Mousquetaire hebdomadaire). Il est parodié par Le Moustiquaire. Dumas réutilise le titre lorsqu'il reprend Les Nouvelles.
Numéros publiés sur le site : du 12 novembre 1853 au 13 juillet 1856.
Description
Le Mousquetaire naît en 1853, au moment où Dumas ressent le besoin d’agir pour surmonter le désastre qu’a représenté pour lui la fin de la Deuxième République.

Ruiné par l’échec de sa salle de spectacles, le Théâtre-Historique et par la construction de sa villa de Monte-Cristo, il a fui ses créanciers et la France de Napoléon III à Bruxelles, où il a partagé l’exil de Victor Hugo. Il tente de mettre de l’ordre dans le chaos en racontant sa vie : ses Mémoires sont publiés dans La Presse, le journal d’Emile de Girardin, mais la censure en menace la publication, comme elle arrête son roman Isaac Laquedem et fait suspendre les répétitions de ses pièces de théâtre.

Puisqu’on lui interdit de gagner sa vie en plaçant ses écrits, Dumas va se doter de son propre espace d’expression : un journal non-politique, qui ne sera pas soumis à la censure ni au timbre, mais dans lequel il s’auto-éditera et pourra pratiquer une opposition sourde avec des moyens proprement littéraires. Le 7 novembre, il écrit dans une lettre à Victor Hugo : « Je vais faire un journal pour les mettre au pied du mur, nous verrons si on l’arrêtera. »

Le Mousquetaire n’a pas pour seule ambition de faire rempart à la morosité ambiante : il est aussi le terrain d’expérimentation d’une nouvelle forme de journalisme, amusant sans être vulgaire, cultivé sans être élitiste, en prise avec l’actualité sans être proprement politique. Dans ce stimulant laboratoire, plusieurs jeunes journalistes font leurs premières armes auprès du Maestro, y compris, chose rare en ce mitan du XIXe siècle, des femmes, telle la talentueuse Albertine Philippe, brillante et éphémère chroniqueuse. Dumas étant tout sauf un patron de presse professionnel, il donne une grande liberté à ses rédacteurs… mais il les paie très irrégulièrement et, à la fin de 1864, se trouve à peu près seul aux commandes de son journal, après la démission collective de son équipe. Ce qui ne l’empêche pas de donner à son journal de spirituelles causeries, ou les feuilletons de son passionnant roman Les Mohicans de Paris.
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